Elle se fait des films

Moulin Rouge

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The greatest thing you’ll ever learn is just to love and be loved in return.

Ce week-end, je me suis offert un écran plat de 107cm, qui vu la taille de mon salon me donne presque l’impression d’avoir un home cinema (il faut dire que je partais de loin). Alors quoi de mieux, pour l’inaugurer, que de regarder pour la énième fois un de mes films préférés, un de ceux qui me font vibrer, rire, pleurer ?

Paris, 1899. Le Moulin Rouge, « royaume des plaisirs de la nuit, où les riches et les puissants viennent s’encanailler avec les jeunes et belles créatures des bas-fonds », possède un trésor, un diamant éteincelant : Satine, une courtisane qui vend de l’amour aux hommes, la femme qu’aimait le narrateur, morte aujourd’hui, et dont il va raconter l’histoire. L’histoire d’une époque, l’histoire d’un lieu, mais surtout une histoire d’amour…

Encore une fois j’ai été totalement envoûtée par ce film complètement à part. Dès les premières secondes, grâce à une chanson à la fois émouvante et prophétique, on est emporté ailleurs. Lorsque le film commence, on sait que Satine va mourir, et l’histoire est donc un long flash-back sur les événements qui ont précédé cette mort, et où le narrateur (on peut vraiment parler de narrateur puisqu’il raconte les événements en voix off et qu’on le voit écrire cette histoire) va nous faire le portrait d’une époque stimulante, créatrice, bohême et révolutionnaire. Mais si la narration apparaît relativement classique dans ce procédé du flash-back et de la mise en abyme de l’histoire des deux amants dans une pièce écrite pour le cabaret, elle est loin de l’être : c’est un festival de sons, de lumière, de couleurs, totalement féérique, complètement théâtral et en même temps pleine cinématographique dans sa réflexion sur la question de l’illusion, mêlant le comique et le tragique, et tenant par là même plutôt du baroque. C’est aussi un film avant tout musical, avec le choix d’une bande son contemporaine réarrangée : l’incursion de chansons comme « Voulez-vous coucher avec moi », « Smells like teen spirit », « Material girl », « this is your song » et j’en passe crée un effet de carambolage des époques particulièrement excitant et stimulant, et finalement pas du tout surprenant tant cela colle bien à l’ambiance.

Quant à Satine/Nicole Kidman, c’est comme une apparition, lumineuse et sublime, d’un charisme qui donne la chair de poule. Quand elle chante « Diamonds are a girl best friend », elle en éclipserait Marilyn (mais il est vrai que je ne suis pas une grande adepte de cette dernière ? ne m’arrachez pas les yeux).

Bref, pour moi, c’est un enchantement, un film à voir et à revoir, à condition d’en accepter le pacte. Car on aime ou on déteste : certains le trouvent indigeste, je le trouve pour ma part grandiose. Et quand je pense que Baz Luhrmann nous prépare un Gatsby le magnifique, j’en frémis d’excitation !

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