Night School

Untitled

Cimmeria nous offre un concentré de vie, acquiesça Jo. Il se passe plus de choses entre ses murs en une semaine que dans le monde extérieur en l’espace d’un mois.

Voici le petit dernier de la désormais incontournable Collection R des éditions Robert Laffont, paru le 10 mai.

Lorsqu’Allie est arrêtée pour avoir taggé son lycée, ce n’est jamais que la 3ème fois de l’année et ses parents, on les comprend, semblent avoir atteint leur seuil de tolérance. Ils l’envoient donc loin de Londres, en internat, dans un établissement qu’ils disent spécialisé dans les adolescents à problèmes : Cimmeria. Une école étrange, logée dans un ancien manoir gothique assez terrifiant, un peu archaïque dans son règlement mais en même temps plutôt décontracté concernant d’autres aspects. Bref, un lieu étonnant, constituant une sorte de bulle à l’écart du monde, qui semble vivre en totale autarcie, et à la population particulièrement hétéroclite. Mais bien vite, Allie, qui se plaît pourtant à Cimmeria, se rend compte que l’endroit ne correspond pas vraiment à ce qu’on lui avait annoncé, que sa présence étonne tout le monde, et qu’il s’y passe des choses intrigantes…

J’ai vraiment été séduite par ce roman, qui m’a agréablement surprise et pour tout dire menée par le bout du nez (spéciale dédicace à Sara). Pourtant, ça ne partait pas très bien : j’ai du mal, en effet, avec les adolescents rebelles à 2€, que je fréquente malheureusement tous les jours et qui ont une nette tendance à me donner des bouffées de chaleur (et des migraines épouvantables). Disons que ça vient sans doute de mon éducation, mais j’estime que même lorsqu’il se passe des choses graves dans notre vie (et c’est vrai, Allie a au départ une vraie raison d’être malheureuse), ce n’est pas une raison pour enquiquiner le monde, a fortiori ceux qui n’y sont pour rien, ou qui souffrent autant que nous. Bref, tout ça pour dire que le capital sympathie dont Allie disposait auprès de moi au début du roman avoisinait le zéro et que je lui aurais bien collé deux baffes. Fort heureusement, cela s’est amélioré par la suite, et je me suis même, et oui, attachée à elle, d’autant qu’il faut bien le dire, son passage à Cimmeria la bonifie et la fait grandir, ce qui n’était pas du luxe. Mais qu’est-ce que Cimmeria ? Comme beaucoup de lecteurs (je suppose), j’ai pensé en lisant la description à Poudlard ou même à l’école de L’île du crâne d’Horowitz. Il s’agit d’un lieu hors du temps, une sorte d’utopie, où se passent des choses mystérieuses et occultes, sur lesquelles l’auteure entretient magistralement bien le secret : on se prend vite au jeu, on veut en savoir plus (et donc on tourne les pages jusqu’au milieu de la nuit), on émet des hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres (et au jeu des hypothèses farfelues, croyez moi, je suis une championne) et… et bien la vérité est finalement plus simple, mais peut-être plus inquiétante, que tout ce qu’on avait pu imaginer !

Bref, une belle réussite, j’attends la suite avec gourmandise !

Night School

C. J. DAUGHERTY

Robert Laffont, R, 2012

 

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2 réponses sur « Night School »

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