Humeurs

De l’art délicat de la quatrième de couverture…

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Je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde, mais moi, je lis systématiquement la quatrième de couverture. C’est même la première chose que je lis lorsque j’ai un ouvrage entre les mains, et parfois il m’arrive de la relire en cours de route, comme ça, pour voir. Il est donc normal que je sois assez exigeante sur la question, dans la mesure où lorsque je flâne en librairie, c’est cette quatrième de couverture qui va me donner ou non envie de lire ce roman, là, que je ne connais pas, dont je n’ai jamais entendu parler mais dont le titre m’interpelle et qui essaie de m’aguicher ; c’est elle également qui va me servir d’apéritif et influer sur l’horizon d’attente de ma lecture, avant d’entrer pleinement dans le livre.

Alors évidemment, lorsqu’une quatrième de couverture ne respecte pas le livre qu’elle pare, je m’agace, comme cela m’est arrivé lundi avec le dernier Zafón. Ne pas respecter le livre, c’est d’abord en déflorer trop avant le mystère. Selon moi, un bon résumé, dans la mesure du possible, ne doit pas aller au-delà de ce qui se passe dans le premier quart du roman : titiller la curiosité oui, tout révéler non, sinon où est l’intérêt ? Évidemment, cela dépend des textes, mais lorsqu’il s’agit d’un roman à suspens, c’est rageant de voir qu’en ayant lu la quatrième, on sait ce qui se passe dans plus de la moitié du récit. Mais ne pas respecter le livre, c’est aussi, et surtout, ne pas en respecter le contenu et commettre des erreurs concernant les événements. Et malheureusement, trop souvent, j’ai l’impression que la personne qui a rédigé la quatrième de couverture n’a pas lu le roman, ou de loin, d’un oeil inattentif, voire n’a absolument rien compris.

Du coup, je me suis posé cette question : « Mais bon sang, qui les écrit, ces quatrièmes de couverture ? » suspectant qu’on laissait le travail au premier stagiaire venu.

J’ai demandé à mon ami Google, et je suis tombée sur ce très intéressant article du Figaro. On y apprend entre autres que si parfois l’auteur s’attache à cet exercice, c’est la plupart du temps l’éditeur qui s’y colle. Éditeur dont j’ose espérer qu’il a lu le texte qu’il édite. Du coup, je suis toujours perplexe.

Alors évidemment, il existe une variété infinie de quatrièmes de couverture, et je conviens que ce doit être très difficile à faire. Mais de grâce, épargnez-nous ces quatrièmes de couverture trompeuses et navrantes, messieurs les éditeurs !

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