Untitled

Quand on n’a rien à faire, on pense, on réfléchit, on tourne en rond dans sa mémoire. J’ai analysé des milliers de fois la même scène, cherché le détail qui cloche, essayé de comprendre.

Il y a cette photo de couple enlacé sur la couverture, qui semble s’aimer, se cacher et se protéger. Il y a ce titre un peu énigmatique et pourtant très parlant…

Le samedi soir, c’est un rituel : Alexis, Francis et leurs amis se retrouvent autour d’un verre, pour rire et discuter ensemble. C’est qu’ils en ont vécu, des choses, ensemble. Anciens résistants, ils sont aujourd’hui bien vieux, mais encore pleins d’énergie. Mais lorsque Francis meurt, renversé par une voiture, le doute s’insinue. Son petit-fils, Léo, contacte alors un de ses amis d’enfance, Jo, un ancien garde du corps au chômage depuis une affaire qui a mal tourné et au cours de laquelle on lui a tiré dessus. Il lui remet un énigmtique carnet, sur lequel sont inscrits cinq numéros de téléphone…

Il y a vraiment de très très bonnes choses dans ce roman : l’écriture et la narration sont fluides, parfaitement maîtrisées, les actions s’enchaînent sans temps mort, et on a par moment l’impression de lire un roman d’espionnage de grande qualité. J’ai beaucoup apprécié la réflexion menée sur le passé et la manière dont, quoi qu’on fasse, il imprègne chacun de nous. J’ai aimé la construction des personnages. Mais, car il y a un mais, la fin m’a laissée perplexe. Je l’ai trouvée bâclée, comme si à un moment l’auteur s’était dit : « Bon, ça suffit maintenant, on termine ». Alors je passe sur le choix de Stella, que je ne comprends pas et ne pourrai jamais comprendre. Je passe aussi sur l’invraisemblance totale de l’escapade finale d’Alexis et Piat et son résultat, à la limite, pourquoi pas. Non, ce que j’ai du mal à admettre, c’est qu’autant de questions puissent rester en suspens une fois qu’on a refermé le livre. J’ai même eu l’impression à un moment d’avoir loupé des informations, car on nous parlait de personnages dont je n’avais jamais entendu parler avant, et à l’inverse, certains personnages ont été introduits mais l’auteur n’en a finalement rien fait, donc au final j’ai l’impression qu’il y a dans ce roman des pages en trop, et des pages qui manquent. J’ai donc passé un très agréable moment avec ce roman, mais la fin m’a énormément déçue car je déteste refermer un livre de ce genre sans avoir compris le pourquoi du comment… Alors il est tout à fait possible que là ne soit pas l’essentiel et que je sois passée à côté de quelque chose, mais tout de même, je reste sur une frustration, comme un goût d’inachevé…

Fureur

Chochana BOUKHOBZA

Denoël, 2012

prixlanderneaudecouverte

 

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