Je n’étais pas revenue à la fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent depuis son ouverture en 2004, avec la magnifique exposition sur le dialogue avec l’art dont je vous ai déjà parlé. A l’époque, monsieur Saint-Laurent était encore vivant, et c’est donc avec une certaine émotion que je suis revenue dans ces lieux où son âme semble encore si présente. A vrai dire, je n’avais pas prévu d’aller voir cette exposition jeudi, mais dans les couloirs du métro à Austerlitz mon attention a été attirée par une grande affiche annonçant son ouverture. J’aime le théâtre, j’aime les costumes, j’avais très envie de revenir à la fondation, et je ne connais rien au Japon : autant de bonnes raisons de me rendre sur place et de bousculer mon programme, qui ne demandait que ça de toute façon !

Le kabuki est une forme théâtrale traditionnelle qui est très populaire au Japon, et qui se compose essentiellement de chant, de danse et de jeu d’acteur. Depuis 2005, cet art appartient au « Patrimoine oral et immatériel de l’humanité » de l’UNESCO. Il est exclusivement joué par les hommes, ce qui rend donc le costume primordial, puisqu’il doit permettre de différencier au premier regard les rôles masculins et les rôles féminins, mais pas seulement : très codifié, il révèle la personnalité et le statut du personnage qui le porte, puisqu’à chaque type de rôle correspond une forme, des couleurs, des symboles, des accessoires et un maquillage. De plus, la coupe du costume influe sur le jeu de l’acteur, l’obligeant à un certain type de mouvements.

Au vu du rôle essentiel du costume dans le théâtre Kabuki, il n’est donc pas incongru de lui consacrer une exposition, au contraire. Grâce à un prêt de la société japonaise Shôchiku costume, le public de la fondation peut donc découvrir une trentaine de costumes ainsi que de nombreux accessoires, encore utilisés de nos jours pour les représentations. L’exposition propose aussi des captations de représentations, assez impressionnantes, et des oeuvres graphiques.

L’exposition en elle-même se divise en trois parties : la première regroupe les costumes de cinq des pièces les plus emblématiques et les plus connues du répertoire (avec notamment un impressionnant kimono à manches très larges, installé sur un plateau tournant, qui m’a laissée bouche-bée). La seconde est consacrée aux costumes de danse. La troisième enfin est consacrée aux pièces les plus anciennes, qui ne sont plus utilisées aujourd’hui.

J’ai été très favorablement impressionnée par cette exposition, grâce à laquelle j’ai appris beaucoup de choses sur le Japon et l’univers du Kabuki. Evidemment, la surface d’exposition de la fondation n’étant pas immense, cela limite les possibilités scénographiques et perturbe un peu le plaisir lorsqu’il y a du monde, mais c’est vraiment une exposition très intéressante et esthétiquement admirable, que je vous conseille vraiment.

Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur donc si vous voulez en voir quelques unes vous pouvez télécharger le dossier de presse (mais vous n’aurez pas la scénographie). Quant à moi, je me suis contentée de photographier l’extérieur :

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YSL5_effected

Kabuki. Costumes du théâtre japonais

Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent

5 avenue Marceau / 3 rue Léonce Reynaud (Paris 16°, métro Alma-Marceau)

Du 7 mars au 15 juillet 2012

 

1 comment on “Kabuki, costumes du théâtre japonais

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