La Princesse de Montpensier

Pendant que la guerre civile déchirait la France sous le règne de Charles IX, l’Amour ne laissait pas de trouver sa place parmi tant de désordres et d’en causer beaucoup dans son Empire.

Il faut que je vous confesse quelque chose : je déteste La Princesse de Clèves. Ce qui, je sais, est un peu honteux, mais je n’y peux rien. Entendons nous bien : je défendrai becs et ongles ce texte contre tous les faibles d’esprit qui l’étrillent parce qu’ils ne savent pas ce qu’est la littérature (note à la censure : je ne nomme personne), mais je ne l’aime pas. Je lui accorde de grandes qualités littéraires, j’aime l’écriture et l’analyse des sentiments qu’y mène Mme de Lafayette, mais la Princesse en elle-même, le personnage, étant pour moi la plus grande bécasse à qui la plume d’un écrivain ait jamais donné naissance, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie de jeter le livre par la fenêtre tant sa veulerie me met hors de moi. Bref. L’autre jour, je me suis dit qu’après tout, toutes les héroïnes de Mme de Lafayette n’étaient peut-être pas aussi désespérantes, et je me suis plongée dans La Princesse de Montpensier.

L’histoire se déroule en France, lors des guerres de religion. Melle de Mézières, issue d’une des plus illustres familles de France, est promise au duc du Maine, le frère cadet du duc de Guise, duc de Guise dont elle tombe amoureuse. Suite à des intrigues, c’est finalement le prince de Montpensier qu’elle épouse. Mais elle aime toujours Guise…

Alors là, je dis oui, mille fois oui. Voilà enfin une héroïne qui a du cran, et qui écoute son coeur, quitte à ce que cela lui coûte cher. La merveilleuse écriture de Mme de Lafayette sert admirablement cette jeune princesse, qui fait chavirer de nombreux coeurs et pas seulement celui du duc de Guise. Jalousie, trahisons, intrigues, complots, tout est là dans ce très court roman, moralisateur du reste comme l’autre puisqu’encore une fois Mme de Lafayette veut montrer que la passion amoureuse ne peut conduire qu’au malheur, mais mon coeur de midinette passe outre cette morale, préférant le malheur d’aimer au malheur de ne pas aimer…

Quant au film de Tavernier, je ne l’ai pas vu, et pour l’instant je suis trop imprégnée de la nouvelle pour le faire, mais je vous en reparlerai lorsque le temps sera venu…

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 By Sophie

 

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