Elle lit des romans

C’était malgré nous, de Caroline Fabre-Rousseau

#livre #lecture #encours

Sans peur, pas de vie. Petit à petit, j’ai appris à apprivoiser ma peur, à la chérir, à reconnaître ses signes. Elle m’accompagne dans tous mes départs, dans toutes mes aventures. Cette nuit, elle me parle. Elle me parle de terres inconnues, elle m’empêche de m’endormir sur ma vie étroite, mes compromissions, mes lâchetés, mon sens du devoir. Elle me souffle à l’oreille qu’il est temps de les laisser, de m’ébrouer comme un chien qui sort de l’eau.

Il y a quelques temps, Caroline, l’auteur de ce roman, après avoir lu ma chronique sur Le Bureau des chagrins d’amour paru chez le même éditeur (et qui d’ailleurs a disparu dans la nature, je commence à m’inquiéter), m’a proposé de me l’envoyer, et j’ai accepté avec plaisir car il s’agit d’un premier roman, et que le thème m’intéressait.

Alors, c’est un roman un peu difficile à résumer, car il est polyphonique et que le premier chapitre réserve une surprise. Donc je ne voudrais pas déflorer la chose. Mais il est question de rupture, de reconstruction, d’amour, et de secrets de famille qui empêchent d’avancer… de moments de vie de personnes à tous points de vue ordinaires, et qui sauront parler à tous.

J’ai trouvé que ce roman, finalement, complétait bien ma lecture de  Séparée, car même si le point de vue n’est pas du tout le même, j’ai perçu quelques échos. En tout cas, c’est un excellent premier roman, c’est certain : l’écriture est parfaitement maîtrisée, ainsi que la narration. L’ensemble est empreint à la fois de tristesse et de mélancolie, mais aussi d’espoir et d’optimisme : le problème qui se pose au départ pour l’un des personnages est celui de ne pas avoir été au bout de ses rêves, et il se demande s’il n’est pas trop tard pour se donner la vie qu’il veut vraiment. La suite montrera que non, il n’est jamais trop tard. Chacun, malgré les peines, les douleurs et les secrets enfouis, parvient à s’en sortir, notamment grâce à la passion qui les habite, que ce soit pour la musique, pour l’équitation ou pour autre chose. Finalement, tous ces êtres déchirés parviennent à se recoudre afin de pouvoir avancer et être heureux. Ce roman est donc une très belle leçon de vie, très sensible, très beau, et je vous le conseille sans réserve !

Merci à Caroline pour cette jolie découverte ! Je souhaite à Caroline beaucoup de succès, et j’attends son deuxième roman avec impatience !

C’était malgré nous
Caroline FABRE-ROUSSEAU
Prisma, 2012

 

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