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Le Prince de la brume, de Carlos Ruiz Zafón

Jamais, malgré le passage des ans, Max n’oublia cet été où, presque par hasard, il découvrit la magie et ses maléfices.

Le Zafón nouveau est arrivé. Enfin nouveau, pas tant que ça : il s’agit en fait du premier roman publié par l’auteur, en 1992, et qui constitue le premier volet d’une trilogie, mais qui n’avait jamais été publié en France à cause d’obscurs problèmes juridique. Comme vous l’imaginez (et le remarquez), votre Irrégulière préférée, que cet auteur enchante, s’est précipitée sur ce roman dès qu’elle est tombée dessus (et c’était au supermarché en faisant ses courses, ce dont elle est bien désolée, mais voilà c’est comme ça, et la passion n’attend pas).

Nous sommes en 1943 en Angleterre. Afin de protéger sa famille de la guerre, Maximilian Carver, horloger de son état, décide de déménager au bord de la mer, dans un petit village, où il a acheté une maison. Si dès leur arrivée les deux aînés, Max et Alicia, se font un ami, Roland, ils ne tardent pas également à s’inquiéter de faits étranges…

Zafón est un magicien, je le répète à chaque fois. J’ai lu ce livre d’une traite, et ce n’est pas juste une façon de parler, car je me suis bien faite avoir en commençant ce livre à 20h, dans la mesure où je n’ai pas pu me coucher avant de l’avoir terminé. Heureusement pour moi, nous sommes ici plus proches de Marina que de l’Ombre du vent et du Jeu de l’ange, puisqu’il s’agit d’un roman prioritairement destiné aux adolescents (mais qui ravira aussi les adultes) et qu’il est donc plus court et moins complexe. On y retrouve néanmoins les thèmes chers à l’auteur, et notamment celui des maisons bizarres où l’on n’a pas très envie de vivre, et celui du pacte avec le démon, ici incarné par un drôle de clown pas très amusant. Encore une fois, la mayonnaise prend car l’auteur maîtrise à la perfection les ficelles du genre fantastique qu’il affectionne, il effraie, inquiète et terrifie même à l’occasion son lecteur qui ne peut que le suivre là où on veut le conduire. Bref une très belle réussite, un formidable moment de lecture dont j’attends la suite avec une impatience non dissimulée (cependant que ceux qui comme moi n’aiment pas les fins en quenouille se rassurent : chaque histoire est autonome et donc si Le Prince de la brume constitue bien le premier volet d’une trilogie, l’histoire a tout de même une fin qui ne laisse pas sur sa faim).

Un conseil pour finir : ne vous fiez pas à la quatrième de couverture. Elle ne spoile pas vraiment, mais je me suis quand même demandé si celui qui l’avait rédigée avait lu le roman, car elle ne correspond que de très loin à ce qui se passe dans l’histoire.

Le Prince de la brume
Carlos Ruiz ZAFÒN
Robert Laffont, 2011

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