Romans

Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé

Ils sont maintenant deux vieilles connaissances – le terme est mal choisi, ils se connaissent depuis très peu de temps, on ne peut réellement formuler la chose ainsi, disons qu’ils devinent les énigmes l’un de l’autre ou plus exactement l’ampleur de ces énigmes sans pour autant en percer avec précision l’opacité ni en évaluer les contours (c’est une masse ténébreuse de chagrins qui fait comme une tumeur grise au milieu de leur corps).

Ce roman fait partie des ouvrages de la rentrée littéraire que je voulais absolument lire, parce que j’en avais entendu beaucoup de bien et que le résumé m’interpelait. Je n’avais jamais lu Véronique Ovaldé, mais j’avais l’intuition que sa manière d’écrire et de voir les choses me plairait.

Lorsque M. et Mme Izarra reviennent de voyage ce jour-là, ils se rendent compte que leur luxueuse maison a été occupée par des inconnus durant leur absence : on a dormi dans leur lit, vidé le congélateur, porté leurs vêtements. Mais rien du tout n’a été volé, alors que la villa contient nombre d’objets précieux. Etrange. Monsieur appelle la police et c’est à cette occasion que Madame, Vida Izarra, fait la connaissance du lieutenant Taïbo, qui va rapidement se retrouver confronté à d’autres intrusions du même style. Tous deux pensent la même chose : Paloma Izarra, qui a coupé les ponts avec ses parents un an auparavant, et son petit ami, pourraient bien être liés à cette histoire. Pourquoi ? C’est ce que Vida et Taïbo vont chercher, et en chemin, ils vont trouver plus…

Alors pour être honnête, je n’ai pas eu le coup de coeur que j’attendais et que beaucoup ont eu. J’ai en effet eu toutes les peines du monde à entrer dans le roman. Il faut dire que j’étais encore habitée par Rien ne s’oppose à la nuit et qu’en outre je n’étais pas forcément dans des conditions matérielles favorables pour l’apprivoiser. Nonobstant, ce n’est absolument pas une déception car j’ai finalement beaucoup aimé, à partir du moment où l’histoire a réussi à m’embarquer. Ce roman est réellement plein de délicatesse et de poésie, le style est très agréable et percutant, et j’ai aimé cette philosophie de l’amour comme libération. Dans ce livre, chacun trouve ce qu’il ne cherchait pas forcément, et j’ai été séduite par cette sorte de surprise que fait la vie à Vida qui n’attendait plus grand chose. Quant à Paloma, sa fraîcheur, sa candeur m’ont réellement touchée…

D’autres avis : Clara, Amanda, Cuné, Theoma, Violette, Sandrine, Leiloona

Merci à Rémi et à Priceminister !

Des vies d’oiseaux
Véronique OVALDÉ
L’Olivier, 2011

RL2011b

 Challenge 1% rentrée littéraire 2011 7/7

By Hérisson

 

2 réflexions sur “Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé

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