Elle lit des romans

La vie commence à 20h10, de Thomas Raphaël

Et puis j’étais fière de mon roman, j’étais contente d’avoir un projet en parallèle de ma thèse, je n’aurais pas pu résister à la tentation de partager ça avec Marc. Lui, il était sorti de Normale sup, avec l’agrégation, à vingt-trois ans, avait terminé sa première thèse à vingt-six, enseigné en lycée en parallèle de sa seconde thèse qui avait été publiée quand il avait vingt-neuf ans. Il avait été nommé maître de conférences dans la foulée, puis directeur d’un laboratoire de recherches et professeur des Universités à trente-quatre ans – le plus jeune de Bordeaux 3.

Moi j’avais le CAPES, deux ans de retard dans ma thèse. Et bientôt trente ans.

J’avais repéré ce roman qui avait de prime abord tout pour me plaire sur plusieurs blogs (j’avoue que la couverture girly dessinée par Margaux Motin n’y était pas pour rien). Alors vous imaginez bien que lorsque l’auteur, Thomas Raphaël, m’a proposé de me l’envoyer, je ne me suis pas fait prier, tant j’avais envie de le découvrir.

Sophie à trente ans. Elle vit à Bordeaux avec Marc, un être charmant mais assez complexant tant il est brillant, et le neveu et la nièce de ce dernier, dont les parents sont morts. Elle se débat avec sa thèse qui n’avance pas, guère aidée par sa directrice de thèse, qui n’est autre que sa mère, présidente de l’université et véritable censuré, soit dit entre nous. Elle a aussi écrit un roman, mais ne reçoit que des réponses négatives des éditeurs. Suite à un concours de circonstances que je vous laisse découvrir, elle se retrouve à travailler à Paris auprès de la productrice Joyce Verneuil, prêtresse de l’audimat, comme coordonnatrice d’écriture d’une série télévisée à succès. Mais voilà : de ce travail, elle ne peut pas parler à Marc, qui est somme toute un peu élitiste, et qu’elle ne veut surtout pas décevoir. Elle invente donc un gros mensonge pour justifier sa présence à Paris quatre jours par semaine…

J’ai adoré ce roman, sorte de Diable s’habille en Prada à la sauce télévisuelle. Je me suis beaucoup amusée, les personnages m’ont vraiment paru attachants, en particulier Sophie, dans laquelle je me suis beaucoup reconnue (ah, la volonté d’être parfaite aux yeux de celui qu’on aime !). J’ai beaucoup aimé Marc également, même si j’ai passé la moitié du roman à vitupérer contre son attitude et à le traiter intérieurement d’imbécile psychorigide. Surtout, j’ai adoré cette incursion fort instructive dans le milieu des séries télé, que l’auteur connaît bien : on se doute que ce n’est pas un monde tout rose, et il ne l’est pas dans le roman, mais il y a quand même un plus : ce n’est pas une satire non plus, les personnages ont suffisamment d’épaisseur pour ne pas être totalement détestables. Et puis, je suppose, toutes les étapes de la création d’une série, l’écriture, le casting, le tournage sont plutôt réaliste, et j’ai aimé apprendre plein de choses sur le sujet. Donc voilà, je suis emballée par ce roman que je vous encourage à lire, car on passe vraiment un bon moment.

Merci encore à Thomas pour cet envoi et pour la gentille dédicace !

La Vie commence à 20h10
Thomas RAPHAËL
Flammarion, 2011

 

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