Elle lit des romans

Summer and the city, de Candace Bushnell

summerinthecity

Je l’imite et brandis moi aussi le poing. Et là, une idée me frappe : j’ai l’impression d’avoir toujours vécu ici. Directement sortie de la tête de Zeus : une personne sans famille, sans bagage, sans histoire.

Une personne absolument nouvelle.

On se doutait bien que ce roman serait une de mes lectures de l’été, et évidemment, je me suis précipitée dessus. Que voulez-vous, Carrie Bradshaw, c’est moi ! Alors, même si j’avais été quelque peu déçue l’an dernier par Le Journal de Carrie, que j’avais trouvé gnangnan et loin de mes préoccupations de trentenaire fashionistico-citadine (ne cherchez pas ce terme dans le dico, je viens de l’inventer), je me suis plongée dans la suite sans aucun a priori autre que positif, car je savais d’avance que ça allait me plaire, et comme je ne me trompe jamais (hihi), et bien, je ne me suis pas trompée !

Nous retrouvons donc Carrie, qui vient d’arriver à New-York pour un séminaire d’écriture estival, et s’est dès le pied posé dans la ville fait voler son sac. Cela commence mal donc, puisqu’elle n’a aucun moyen de rejoindre l’adresse où elle est supposée loger. Mais heureusement, elle a le numéro de téléphone d’une cousine d’une vague amie de trou-perdu-town : Samantha Jones, qui va lui porter secours et l’initier à la vie new-yorkaise.

Evidemment, Carrie à New-York, c’est déjà beaucoup plus excitant que Carrie à ploucland, et c’est pour cette raison que j’ai adoré ce second volume. Dès qu’elle pose le pied dans la ville, qui on peut le dire est avec Big le grand amour de sa vie, Carrie naît une seconde fois, transformée en celle qu’on connaît : la Carrie mondaine, aux expériences vestimentaires parfois hasardeuses, tombant systématiquement amoureuse du gars qu’il ne lui faut pas, et en tourée de ses amies. Enfin, pas encore Charlotte, mais Samantha déjà, dont j’ai parlé dans le résumé (et là je vous avoue que voir une Samantha Jones de 25 ans sur le point de se marier et programmant ses enfants, j’avoue, c’est une expérience particulière), et bien vite Miranda. Au sujet de cette dernière, je suis d’ailleurs assez perplexe : on nous présente ici une Miranda féministe intégriste (aux répliques d’une profondeur abyssale : « si tu passes tout ton temps à t’inquiéter de ton poil aux pattes, comment veux-tu trouver le temps de dominer le monde ? ») rejetant violemment les hommes et ne trouvant aucun intérêt aux parties de jambes en l’air (enfin, jusqu’à un certain moment) et étudiant les gender studies. Alors, je ne sais plus ce qu’il en est dans le roman, mais les addicts de la série feront comme moi et seront sans doute déstabilisées par une Miranda qui n’est pas avocate (bon, son caractère… mmmhhh… de merde, ça, c’est raccord). Bref, ce roman est vraiment agréable à lire, frais, drôle, j’irai même jusqu’à dire intelligent (oui, je trouve qu’il y a du Rastignac en Carrie et je m’attends toujours à la voir clamer « A nous deux New-York ») et j’attends le prochain tome avec impatience !!!

Je ne résiste pas à vous livrer une autre citation, sur l’écriture, qui j’en suis sûre parlera à tous les écrivains en herbe : « Le meilleur moyen d’éviter d’écrire, c’est de lire. Comme ça, on peut au moins faire semblant de travailler. »

L’Avis de Leiloona

Summer and the City
Candace BUSHNELL
Albin Michel, Wizz, 2011

 

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