Romans

L’Ombre du vent, de Carols Ruiz Zafón

ombreduvent

Tu vois, je crois que rien n’arrive par hasard. Qu’au fond les choses suivent un plan caché, même si nous ne le comprenons pas. De la même façon que tu as trouvé ce roman de Juliàn Carax dans le Cimetière des Livres Oubliés, ou que nous sommes ici, dans cette maison qui a appartenu aux Aldaya, tout fait partie de quelque chose que nous ne pouvons deviner, mais qui nous tient à sa merci.

J’ai fini par craquer. Après avoir dévoré et adoré Le jeu de l’ange et Marina, je voulais attendre un peu pour lire celui-ci, mais voilà, je n’ai pas pu résister, il me faisait trop envie. Oui, je sais, je suis faible, tout ça, mais honnêtement, dites-moi, comment résister à Zafón ?

Le narrateur, Daniel Sempere, est le fils d’un libraire barcelonais passionné par son métier (et qui est l’un des personnage du Jeu de l’ange qui, comme je le rappelle, se passe quelques années avant celui-ci, même s’il en est la « suite »). Un matin, alors qu’il vient de se réveiller en pleurs car il ne se souvient plus du visage de sa maman, morte six ans plus tôt, son père l’emmène faire une étrange visite. Du lieu où il le conduit, il ne devra parler à personne. Ce lieu, c’est le Cimetière des Livres Oubliés, et c’est là que notre jeune héros adopte, comme le veut la coutume, un livre choisi au hasard : L’Ombre du vent, de Julián Carax. Un livre qui va bouleverser son existence.

Alors, je vais me répéter, mais vraiment, Zafón est un magicien. Encore une fois, le charme opère et une fois le roman commencé on ne peut que le finir. Non seulement tous les ingrédients dont je me délecte habituellement, mystère, ésotérisme, et bien sûr amour, sont là, mais ils sont cuisinés à la perfection. Un gros coup de coeur donc. Cependant (et ce n’est pas un bémol du tout, juste un ressenti), contrairement à la plupart des lecteurs, j’ai tout de même préféré Le Jeu de l’ange. Cela tient peut-être à l’ordre de lecture. Mais je n’en suis pas sûre : à mon avis, j’ai été légèrement gênée d’une part par le fait que le héros soit au départ un enfant puis un adolescent, et surtout par l’arrière-plan politique, vraiment très présent. En outre, j’ai trouvé que les liens entre Daniel et Carax n’étaient pas tout à fait assez « expliqués », on a l’impression que l’histoire de l’un se répète avec l’autre, mais on ne sait pas pourquoi… mais bon, à part ça j’ai été totalement enchantée par cette lecture !

(et je vous préviens tout de suite : je pense que je ne vais pas tarder à me commander un Zafón non traduit, d’autant que ça ne me fera pas de mal de lire un peu en espagnol. Et il se pourrait fort que j’aille faire un reportage photo à Barcelone cet été…)

L’Ombre du vent
Carlos Ruiz ZAFÓN
Livre de Poche, 2006 (Grasset, 2004)

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 Les autres participants sont chez Kathel

2 réflexions sur “L’Ombre du vent, de Carols Ruiz Zafón

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