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Marina, de Carlos Ruiz Zafón

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Nous avons tous un secret enfermé à double tour dans le tréfonds de notre âme. Voici le mien.

Il y a peu, je vous faisais part de mon gros coup de coeur pour le Jeu de l’ange, que j’avais dévoré sans même savoir qu’il s’agissait en fait de la suite de L’Ombre du vent. Je me préparais déjà à acquérir ce dernier, quand Livraddict et les éditions Robert Laffont ont proposé de lire en avant première Marina, qui sortira le 24 janvier. Vous imaginez bien qu’une occasion pareille, je ne l’ai pas laissée passer, d’autant que par un concours de circonstances éditoriales étranges, ce roman a été écrit et publié en Espagne il y a dix ans, avant donc L’Ombre du vent et Le jeu de l’ange, qu’il s’agit du deuxième roman de l’auteur (le premier n’est pas encore traduit) et que parmi toutes ses oeuvres, c’est sa préférée. Voilà pour la petite histoire.

En mai 1980, à Barcelone, Oscar, le narrateur, a disparu de son internat pendant sept jour. Après avoir été retrouvé errant dans une gare, il refuse de révéler à quiconque ce qui lui est arrivé. Mais, quinze ans plus tard, le passé qu’il avait essayé d’étouffer refait surface, lié à un nom, Marina. Débute alors véritablement le roman, dans lequel il se remémore ce qui s’est passé et a conduit à cette fameuse semaine. Tout commence en effet quelques temps avant, au cours d’une de ses expéditions hors du pensionnat, lorsqu’il pénètre plus ou moins par effraction dans une étrange maison…

Je pense que Zafón est un magicien : encore une fois, c’est un roman qu’on ne lâche plus une fois qu’on l’a ouvert, quitte à sacrifier son sommeil (vous êtes prévenus !), d’autant que certaines scènes étant proprement terrifiantes, on n’a de toute façon pas tellement envie de dormir par la suite. Bon, j’avoue, je ne suis pas objective, mais en même temps ce n’est pas ce qu’on me demande, puisque tous les ingrédients pour me conquérir sont là : du mystère, du surnaturel, et de l’amour bien sûr ! Néanmoins, le fait que les héros soient deux adolescents donne tout de même une ambiance un peu différente du Jeu de l’ange, et le roman n’est pas aussi complexe, il donne moins à s’interroger, ce qui est somme toute normal dans la mesure où ce roman est plutôt destiné à la jeunesse, même si l’auteur récuse ce classement et estime qu’il écrit pour tous ceux qui aiment lire (et il a raison !) ; disons que c’est moins ésotérique et plus franchement fantastique, c’est plus court aussi, moins dense, et si j’ai adoré cette lecture, et que je vous encourage à vous précipiter dessus en librairie le 24 janvier, d’un point de vue tout personnel ma préférence va tout de même au Jeu de l’ange. Reste qu’à force de lire Zafón, je n’ai qu’une envie : sauter dans le premier avion pour Barcelone.

Marina
Carlos RUIZ ZAFóN
Robert Laffont, 2011

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