Elle est une (vraie) fille Elle lit des romans

Jamais sans les hommes…

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Ils ne me remarquent même pas. La joue calée entre les seins plantureux de sa maîtresse, Max susurre un « c’était super » béat, auquel fait écho un chapelet de compliments qui me laisse à penser que cette pétasse n’en est pas à son coup d’essai avec lui : Max n’est pas un adepte de la cigarette après l’amour, mais le dithyrambe postcoïtal lui est indispensable.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je ne suis pas particulièrement adepte de chick-litt. J’ai lu bien sûr Le journal de Bridget Jones et autres Accros du shopping, mais bon, on ne peut pas dire que ce soit ma littérature favorite. Mon dernier essai en la matière s’était d’ailleurs soldé par un cuisant échec, n’ayant pas réussi à dépasser la troisième page des Confessions d’une shoes addict, dont le titre, pourtant, permettait d’augurer que c’était tout à fait pour moi. Mais voilà, ce roman s’étant retrouvé dans ma PAL par les hasards d’un troc et ayant envie d’un truc léger comme les bulles du champagne que je suis en train de siroter (ce billet est programmée : je ne sirote pas de champagne à 8h du matin, rassurez-vous), je l’ai lu.

Après six ans d’amour, Alex, la narratrice, trouve Max, son petit ami, au lit avec sa sculpturale prof d’aérobic. C’est ainsi qu’elle se retrouve du jour au lendemain célibataire, squattant chez sa meilleure amie, sans trop savoir quoi faire d’elle. Ses deux best friends, Séréna et Emma, lui conseillent, avant de se recaser, de prendre du bon temps et de papillonner : elles appellent cela « soigner le mâle par le mâle ». Aussi se lancent-elles toutes les trois dans un concours insolite : celle qui aura fait le plus de conquêtes en deux mois. Seulement voilà : alors que ses deux amies enchaînent les mâles, Alex, elle, voit son tableau de scores rester vierge (hihi). Parce que les coups d’un soir, ce n’est pas son truc.

Bon, évidemment, on sait comment cela va se terminer. Evidemment, les hasards et coïncidences sont énormes. Evidemment, les situations sont convenues, le roman est bourré de clichés et certainement très peu réaliste. Mais au final, on passe tout de même un bon moment. Certaines scènes sont vraiment drôles (j’avoue que l’incipit, avec le paragraphe que j’ai mis en exergue, m’a pas mal amusée), je me suis parfois reconnue dans certaines répliques, et puis, il faut bien dire, de temps en temps, un peu de nunucherie, ça fait foutrement (oups !) du bien. Une bonne surprise donc, contre toute attente, pour un roman dont je n’avais encore jamais entendu parler…

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