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Quoi qu’il arrive, nous serons ensemble. Mari et femme. Je te le jure. Dans ce monde… ou dans l’autre.

J’ai déjà parlé du culte que je voue à Roméo et Juliette de Shakespeare (que du coup je suis en train de relire) et plus généralement au mythe des amants tragiques dont l’amour ne peut se réaliser que dans la mort. Aussi, lorsque ce roman est paru, je n’ai eu de cesse de l’avoir lu. Ce que j’ai fait en très peu de temps, à l’occasion des vacances.

Julie Jacobs, une jeune femme somme toute assez commune et qui est passionnée depuis toujours par la pièce de Shakespeare, qu’elle connaît par coeur depuis toujours sans bien savoir pourquoi, a été élevée, avec sa soeur jumelle, par sa tante Rose, qui a toujours empêchées les deux filles de se rendre en Italie, où elles sont nées. Lorsque cette tante meurt, c’est un gouffre qui s’ouvre sous les pieds de Julie : elle apprend qu’elle s’appelle en réalité Giulietta Tolomei, et que ce nom est celui de la vraie Juliette, dont l’histoire, qui prend place à Sienne et non à Vérone, a inspiré la tragédie du dramaturge anglais. Julie part alors à la recherche du secret que lui aurait laissé sa mère avant de mourir, le secret de la véritable histoire de Roméo et Juliette. L’histoire d’une haine profonde et séculaire entre deux familles. L’histoire d’une malédiction qu’il va falloir briser…

Alors, je ne vais pas dire que j’ai adoré, mon avis est plus nuancé, dans la mesure où à la lecture les deux aspects de ma personnalité se disputaient un peu. Le côté fifille-girly-midinette a beaucoup aimé cette histoire d’amour qui transcende tout. Le côté plus intello a quant à lui aimé les nombreuses citations de la pièce, l’alternance des chapitres entre le présent et le passé où se met en place l’une des plus belles histoires d’amour de tous les temps à partir de quelques invariants. Par contre, j’ai trouvé par moments les ficelles un peu grosses et le sentimentalisme et le romantisme dégoulinant parfois à la limite de l’arlequinade, et, pire, par endroits l’histoire est teintée d’un esprit puritain qui m’a gênée. Enfin, j’avoue que je reste sur une interrogation : est-ce que le Roméo et la Juliette du livre sont simplement les descendants ou les réincarnations de ceux de la véritable histoire ? Je n’ai pas eu la réponse.

Bon, malgré ces nuances, j’ai passé un bon moment de détente avec ce roman, et je vous le conseille tout de même, à condition de suspendre votre esprit critique. Enfin, je le conseille aux filles, car c’est typiquement le genre de lectures qui n’agréent pas aux mâles virils… (mais je ne sais pas si des mâles virils, il y en a qui passent par là !).

Vous pouvez aller lire les avis beaucoup plus enthousiastes de Pimprenelle et de lasardine (entre autres !)

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