De la bibliomanie

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Il y a les bibliophiles, ceux qui « aiment » les livres, et notamment les belles éditions originales ou en série limitée. Et puis, lorsque cet amour devient limite pathologique, on parle de bibliomanie. De fait, je crois malheureusement que j’en suis atteinte. D’ailleurs, certains me prévoient une mort atroce, ensevelie sous une avalanche de livres après écroulement de la bibliothèque qui les supportait. Je ne sais pas si c’est très glamour, comme mort…

Les livres colonisent tout mon appartement, sans qu’il y ait de phénomène de vases communicants. Je veux dire, les livres entrent, mais ils ne ressortent pas : il est extrêmement rare que je me sépare d’un livre (même si j’essaie actuellement de me faire violence en faisant du troc), même un livre que je n’ai pas aimé, même un livre dont je n’ai pas pu dépasser le premier chapitre, même un livre que, par le fait du hasard (ou d’un processus de clonage qui m’échappe), je possède en plusieurs exemplaires. C’est impossible.

Les livres sont partout, dans toutes les pièces et dans tous les recoins. Dans le salon bien sûr, c’est là que sont les bibliothèques (mais ils sont aussi présents sur la table basse et dans des boîtes qui me servent de meuble d’appoint). Ils sont aussi présents dans la cuisine, sous forme de recueils de recettes. Dans la chambre, j’empile tous les manuels scolaires, et une de mes tables de nuit est envahie par ma monstrueuse PAL ; l’autre accueille les (oui, les, car il y en a toujours au moins deux ou trois) livres en cours. Dans les toilettes, enfin. Finalement, seule la salle de bain reste pour le moment en zone libre, à cause de l’humidité, et n’accueille un livre qu’à l’occasion d’un bain (zone libre de livres, mais de fait, ma salle de bains est colonisée par d’autres types de produits, nous y reviendrons une prochaine fois).

Et comme bien sûr mon appartement n’est pas extensible, mes livres colonisent aussi les habitations des autres, et notamment celle de mes parents (qui pourtant ont déjà fort à faire avec leurs propres envahisseurs), et une grosse partie de mes livres vit encore chez eux, dans des bibliothèques multiples ou dans des cartons, attendant le jour béni où j’aurai enfin la place de les accueillir chez moi (ce qui, à mon avis, n’est pas demain la veille…)

Je crois bien malheureusement que cette maladie est incurable, mais je pense que je suis loin d’être la seule à en être atteinte… je me trompe ? Et vous, est-ce que vous arrivez à maîtriser l’envahisseur livresque, ou est-ce que, comme moi, vous êtes totalement dépassés ?

(sur cette étrange maladie, je vous conseille la lecture de Des Bibliothèques pleines de fantôme de Jacques Bonnet, dont la couverture sert d’illustration à cet article : très stimulant !)

 

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