Romans

Déborah, la femme adultère de Régine Deforges

 

femmeadultere.jpg

Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre.

Continuons un petit peu notre série des femmes de la Bible, avec cette femme adultère que sauve le Christ avec la phrase célèbre que j’ai mise en exergue. Personnage que les Évangiles expédient en 5 versets, et à qui Régine Deforges invente une vie, se glissant dans les silences du mythe. C’est encore une fois le hasard qui a mis ce petit roman sur ma route, et encore une fois je ne le regrette vraiment pas !

Déborah a 14 ans. C’est une jeune fille vive, gaie, enjouée, en plus d’être d’une grande beauté et d’une intelligence remarquable. Mais à son époque, cela est mal vu, et elle suscite bien des jalousies, accusée de ne pas se conformer à se qu’on attend d’une bonne épouse : se taire, et entretenir la maison. Comble de malheur, son père l’a mariée à un de ses amis, un vieux barbon impuissant, si bien qu’elle est toujours vierge. Aussi, lorsqu’on la découvre (chastement pourtant) endormie dans les bras de son cousin, le jeune et beau Philippe, qui aurait du devenir son époux, la croit-on adultère. Et la condamnation pour ce « crime » est sans appel : elle doit être lapidée. Mais le sage devant qui on la traîne pour entériner la sentence n’est pas de cet avis, parce qu’il sait, lui, qu’elle est innocente, et il prononce cette phrase restée gravée dans les mémoires : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ».

C’est vraiment là un roman passionnant, qui permet une nouvelle fois d’avoir un point de vue original sur une histoire somme toute connue, celle que nous racontent les Évangiles. En effet, après qu’il lui a sauvé la vie, Déborah décide de suivre cet homme mystérieux et sage qu’on nomme le Christ, et on assiste alors à son cheminement intérieur. Et puis, vous vous en doutez, il y a derrière tout cela une magnifique histoire d’amour, celle de Déborah et de Philippe, qui sont vraiment destinés l’un à l’autre. Cependant, dans ce roman, Régine Deforges reste, pour une fois, convenable et sage : point de scènes d’un érotisme échevelé, simplement la force des sentiments qui lient des êtres qui s’aiment. Bref, une très jolie découverte pour moi…

Déborah, la femme adultère
Régine DEFORGES
Fayard, 2008 (Livre de Poche, 2010)

 

Un petit mot ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s